release notes:
Il s'agit de remixes d'un groupe toulousain, Pulcinella. Il jouent
une musique qui n'a rien à voir avec la direction artistique
de eDogm, c'est entre autre pour ça que j'ai eu l'idée
d'envoyer les morceaux de leur démo à des artistes
électroniques. Il y a aussi le fait que cette démo
est bien enregistrée. Et puis ce sont des amis, même
si je pense qu'ils ne comprennent rien à ce que je fais avec
leur musique, et d'une manière générale avec
eDogm... J'écoute cet album plusieurs fois par jour, maintenant
l'ordre est définitif, la pochette est faite... Il n'y a
plus qu'à uploader chez archive.org et créer les liens
sur les pages. Autant le dire tout de suite, les remixeurs (et la
remixeuse) ont vraiment bourriné, la plupart du temps on
(y compris Jean-Marc, le contrebassiste) ne reconnait pas les morceaux
originaux... Je trouve que l'ensemble est assez planant, il y a
une certaine cohésion des ambiances... Je n'avais pas dis
aux remixeurs le nom du groupe, et ils ne savaient pas qui d'autre
participait au projet. Il avaient juste le nom du morceau que je
leur avais envoyé (en .wav, par mail, en plusieurs parties
de 9 Mo faites avec winRAR)... En fait je n'arrive pas à
l'écouter deux fois de suite, parceque je trouve ce truc
assez dense. Il faudrait que je décortique, que je parle
de chaque mix, de chaque artiste...
C'est Kirbi, qui habite à Barnaul, dans l'Altaï, en
Russie, qui ouvre l'album avec un remix de "Morphée".
C'est progressif,... Que c'est difficile d'écrire sur la
musique !... Comment c'est ce style de beat ? trip-hop ? electro
trip-hop progressif ? ou "jazz cybernétique" comme
l'écrit Denis Fomenko lui-même ? Qu'est-ce que c'est
que ce mot jazz ? Ensuite, Fedaden. C'est le seul toulousain. Je
lui ai envoyé "Sale Gosse", et c'est peut-être
le remix qui garde le plus d'éléments de l'original.
Et en même temps c'est plutôt IDM Hip-Hop comme truc.
J'imagine que ce Denis Fedabeille (car ils s'appellent tous Denis
sur cet album, non je rigole) à fait des sourires de psycho
en remixant. Il y a cette voix robot qui chante "Fucking Kid"
et c'est décadent à souhait, ça me rappelle
le fameux "Je ferais n'importe quoi pour du pétrole"
de je-ne-sais-plus-qui. Ensuite, retour en Russie, à Rostov-On-Don
cette fois, avec Cloth, qui remixe "Je suis dans la dèche".
C'est très dense, plein de rythmes, plein de rides (de cymbale
ride, la cymbale à droite qui fait ding) et de nappes. C'est
linéaire, il ne cite le thème qu'une seule fois, et
il y a beaucoup de poésie. Est-ce qu'il a compris le titre
? Je ne lui ai pas encore demandé... Il y a du spleen et
en même temps ça trace. (quelle belle phrase). On rentre
en France, on passe par Besançon, et ça devient plus
doux avec Liliom. Elle remixe "Haletant et court", mais
c'est devenu "Time Is Flying", un remix d'été
fini à trois heures du matin, plein de sub-basses, avec une
jolie voix qui demande, qui demande, qui vole au dessus du temps,
qui s'étonne ?... On passe par Genève, D'incise joue
l'improbable "Requiem" sous un grand orage électromagnétique
qui incite à la rêverie, ou plutôt qui déclenche
des flashbacks, qui rappelle des images enfouies, les souvenirs
défilent, c'est le grand moment de scotchage, on oublie tout,
on s'endort à moitié... Et Bazaar nous retrouve et
nous rappelle d'autres moments, d'autres histoires, "l'amérique
qu'on aime" ça l'a énervé comme titre,
il ne va pas laisser passer ça sans rien faire. Alors il
nous ramène en Franche-Comté, invoque le "Purple
Ass Baboon", et ça part dans une grande hallucination,
de plus en plus d'éléments, de sons, de voies, de
voix (ah ah ah), de plus en plus tendu, et puis ça s'arrete
d'un coup. Qu'est-ce qu'il dit à la fin ? Que la vie c'est
une couleur ? Bazaar nous envoie un mail : "La dernière
phrase n'a rien à voir avec les couleurs, il s'agit de :
'life is a cut-up'. Le titre m'a bien 'énervé', dans
le bon sens du terme... et le projet était de trouver un
référent culturel américain, c'est en la personne
de Burroughs qu'il s'est incarné. Et le morceau d'origine
(assez cassé, fragmentaire) m'a donné l'idée
d'axer ce remix sur le principe du cut-up et de son inventeur...
Pour l'anecdote, en dehors de quelques rythmiques et de quelques
ambiences de fond, tout est issu de l'original ! (décomposé
en une soixantaine de samples...) Merci encore, c'est le remix le
plus exaltant que j'ai fait...".
J'entends à nouveau les petites cloches de "Morphée",
mais je trouve qu'une fois c'est suffisant. Après, comme
le bouton "Toggle Repeat" de winamp est allumé,
j'entends à nouveau les petites cloches de "Morphée",
mais je trouve qu'une fois c'est suffisant. Après, comme
le bouton "Toggle Repeat" de winamp est allumé,
j'entends à nouveau les petites cloches de "Morphée"...
- Johann Bourquenez, august 2005 |