eclectic compilation
mastered by Triboulet at Studio
de la Trappe.
compiled and produced by Johann Bourquenez.
released: May 1st, 2005
release notes:
A1. Alex Piques - Temps Réel
live turntables
recorded by Myster Shadow-Sky at le Centre de la Bombe Studio
Toulouse, march 30th, 2005
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A2. Contrabande - Monica à l'abandon
Aurélien Besnard, clarinet
Kristoffer J. Rosing-Schow, saxophone
Patrice Soletti, guitar
Eric Chalan, doublebass
Kâre Elers, percussions
recorded by Boris Darley in Studio Lakanal,
Montpellier, January 2003
Rude Awakening 2005
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A3. Zôôn - Suffer Summer
Toulouse, 2005
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A4. No Flute - Round Things
R.V: Voice, Bass, Sampler, SH101
RO.G: Drums, sampler, organ
Lyrics by Allister Sinclair
Recorded by J.F.M. at Nicolai Studio, 2005
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A5. Fasten Boalbus - a. Autopsie d'un acacia louche
- b. La clepsydre aventureuse
"Fasten boalbus est une entité sphinxique conduite par
Yannick Puybaret, saxophoniste, trente quatre ans. A géométrie
variable, Fasten Boalbus est son propre épiphénomène.
Sa musique est obstinée, voire regimbeuse. Tout est bas
sur la croche et la décroche. Et l'accroc récurrent
est omniprésent. Nihilismons consciencieusement. Babeltournons
avec application. Outrecuidons sporadiquement.
Autopsie d'un acacia louche est une modeste et courte valse introduite
par une marche solennelle et emphatique : le païen aérien
tutoie le sacré gros godillots. La clepsydre aventureuse
est une rengaine bancale qui se remplit avec tristesse jusquà
être totalement vide. Blastomons bientôt. Ubuons régulièrement.
Sempiternellons avec allégresse."
Toulouse, 2005
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A6. Cannibales & Vahinés - William S. Tell
Marc Démereau: tenor saxophone & machines
Nicolas Lafourest: guitar
Fabien Descombs: drums
recorded by Triboulet in La trappe Studio
produced by Johann Bourquenez
"Il sest alors agi de se barrer dare-dare, et il y avait
ce trou. Pas un puits, pas lentrée dun passage,
juste un trou éboulé entre deux décombres, doù
séchappait une sale odeur de fleurs pourries, de bakélite
fondue, ou danimal cru. Des fumées bruissantes, des grésillements.
Aussi bien, sans doute, ça ne menait nulle part, mais des fois
on na pas le choix, et des fois on sen fout, on nattend
rien.
Et puis ça semblait grouiller, là-dessous, ça
paraissait aussi grand que larchéologie, beaucoup plus
que les égouts, et bien plus « moderne »
que les catacombes. Il sortait des gaines de partout, des conduits
suintants, plein de faisceaux multicolores, explosés, bruissants
détincelles Des courants brûlants porteurs
déchos très lointains, des souffles glacés,
des gifles.
Cétait quoi, ici ? Un début dInterzone ?
Une sous-couche du réel engendrée par un trou noir?
Une hallucination causée par ce quon avait pu absorber
de délétère, une démangeaison de lesprit ?
Une réaction allergique, un symptôme venu du futur ?
Ou alors on était tous devenus fous. Un coup de sang collectif,
produit par une trop longue colère généralisée ?
Un rayon envoyé de lespace? Une épidémie
inédite touchant les cortex. Une opération pratiquée
sur nos cerveaux durant notre sommeil. Un rite de dépossession.
Un peu de stress?
On sest engagés dans lexcavation, en dérapant
dabord dans les éboulis, puis très vite ça
devenait plus plat, ça semblait sétendre dans
toutes les directions. Sauf quon ny voyait pas loin, tant
à cause de lobscurité difficilement percée
par nos torches vacillantes, que des vapeurs ou des brouillards pas
nets.
Par tous les sens, on était désorientés. Des
odeurs très intimes nous giflèrent dabord violemment,
bientôt remplacées par laccalmie chavirante dune
tiède brise aux effluves à la fois marins et végétaux
(peut-être la véritable senteur du monoï véritable?).
Certains vents paraissaient faits dair noir, compact. Ce nétait
pas forcément les plus puants. Dautres chargés
de sons, de tumultes ondulants: fréquences sifflantes,
tambours, foules, nuages de parasites au travers desquels transparaissaient
les bandes passantes des émetteurs radio du monde entier (et
me revint soudain cette image denfance : la vision dune
cahute au toit de tôle à lorée dun
bled sahraoui, surmontée dune antenne vacillante, doù,
avec la fragilité dun message en morse, séchappe
un ragtime aigrelet sans commencement ni fin).
On a commencé à progresser, au hasard, vers lest
peut-être, ou le sud-est. Quest-ce que ça pouvait
foutre de toute façon ? On a marché dans des matières.
Invisibles et indéfinissables. Des flaques tièdes, des
sols vibrants comme des passerelles Etreints à la fois
par la terreur et par la jubilation dêtre en train de
se tirer pour de bon, on sagrippait les uns aux autres par la
manche ou par un pan de chemise. On se parlait à peine, mais
chacun gémissait, gueulait ou riait pour soi sans même
en avoir conscience. Des borborygmes de trépanés.
Puis les premiers « mirages » sont apparus.
Dabord dans un très lointain espace, sur notre gauche,
un peu en contrebas, une scène immense de bacchanale, des feux,
des corps, tableau vivace brouillé par les poussières,
nous parvenant comme par un trou au travers de sombres nuées.
Dautres bientôt, fugitifs, tantôt très nets,
quelquefois dune incompréhensible abstraction. Déserts,
ventres de baleines, combats absurdes, chambres avec vues sur des
lacs gelés, clignotements suggestifs Espaces aussi dont
on ne pourrait donner aucune image, aucune idée
Cela souvrait, se refermait, dans les distances, de tous côtés.
Sous nos pas même, au fond dabîmes fugaces.
On sétait arrêtés. On matait tous azimuts,
haletants et désarmés.
Puis on sest un peu repris, on sest observés une
seconde et brusquement, dun commun et tacite accord, on a tracé
dans une direction. Bien nette."
Toulouse - Donneville, march 14, 2005
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A7. Denis Fomenko a.k.a. Kirbi - March
electronics
Barnaul, Russia, march 2005
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A8. Myster Shadow-Sky - If we don't move nothing will
happen, yes let's stay quiet.
electronics
Toulouse, 2004
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A9. Volvotraxx - sorcerer
electronics
Tours, 2005
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B1. Ferdinand Doumerc - médiathèque
baritone saxophone
Recorded behind the Toulouse-Marengo media library,
Toulouse, April 2nd, 2005
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B2. Vincent Ferrand - Aïl petit moly
Vincent Ferrand: doublebass, programmation
Aurélien Besnard: clarinet
Montpellier, 2003
B4. Sylvain Darrifourcq Quartet - Clan Joad
recorded by Triboulet in La trappe Studio
produced by Johann Bourquenez
Toulouse - Donneville, march 14, 2005
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B5. LeGyl - Knob variations
electronics
Toulouse, march 30, 2005
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B6 d'incise d'où inductions - improvisation
sans titre
Laurent Peter: computer, effects, live sampling
Cyril Bondi: drums
Gael Riondel: tenor saxophone
"Rencontre magnétique pour une formation genèvoise
explosant de désir d'une expression totalement libre, privilégiant
l'interaction entre ses membres, l'intensité et la fluctuation
du niveau d'énergie. Souffles, frémissements, crépitements,
roulements, masses, fracas, chaos, entre free jazz et approche électroacoustique.
Sorte de rage trop longtemps contenue, un sentiment quelque peu désabusé
en regard d'une société dont l'avenir nous laisse dubitatif.
Imprégnée du contexte urbain de nos vies, la matière
sonore se construit, se déforme, s'arrache de l'emprise de
la raison, implose et redeviens le rêve qui s'étale derrière
nos paupières."
Geneva, Switzerland, 2005
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B7. 4.69 - Himalaya remix
Roman Bestion, piano & electronics
Toma Gouband, drums & things
Juan de Guillebon, bass & electronics
((: du silence au silence par la voi du trois : l'eau, le vent
et la terre. Trois divisé par trois et sous ce résultat
du "un" l'ombre d'une couleur que les lumières contemplent,
la lenteur explorative d'un temps qui se le prend jusqu'à l'apprivoisement
:))
Paris, 2005
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B8. Julien Taillefer - String minimum
guitar, programmations
"String minimum est une petite pièce pour ring modulator
et onde vibratoire.Chansons de fréquences, poursuites dans
des paysages lo-fi entre une vieille Gibson et une horde de processeurs
lubriques. Prélude à laprès-midi dun
électro-faune."
Nantes, 2005