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<<< edo003 >>>
Various Artists Vol. 1
 
A1. Alex Piques - Temps Réel
A2. Contrabande - Monica à l'abandon
A3. Zôôn - Suffer Summer
A4. No Flute - Round Things
A5. Fasten Boalbus - Autopsie...
A6. Cannibales & Vahinés - William S. Tell
A7. Kirbi - March
A8. Myster Shadow-Sky - If we don't move...
A9. Volvotraxx - sorcerer
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Various Artists Vol. 2
 
B1. Ferdinand Doumerc - médiathèque
B2. Vincent Ferrand - Aïl petit moly
B3. Denis Fedabeille a.k.a. Fedaden - lm
B4. Sylvain Darrifourcq quartet - Clan Joad
B5. LeGyl - Knob variations
B6. D'incise d'où inductions - improvisation...
B7. 4.69 trio - Himalaya remix
B8. Julien Taillefer - String minimum
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eclectic compilation
mastered by Triboulet at Studio de la Trappe.
compiled and produced by Johann Bourquenez.
released: May 1st, 2005
 
release notes:
A1. Alex Piques - Temps Réel

live turntables
recorded by Myster Shadow-Sky at le Centre de la Bombe Studio
Toulouse, march 30th, 2005
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A2. Contrabande - Monica à l'abandon

Aurélien Besnard, clarinet
Kristoffer J. Rosing-Schow, saxophone
Patrice Soletti, guitar
Eric Chalan, doublebass
Kâre Elers, percussions
recorded by Boris Darley in Studio Lakanal,
Montpellier, January 2003
Rude Awakening 2005
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A3. Zôôn - Suffer Summer

Toulouse, 2005
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A4. No Flute - Round Things

R.V: Voice, Bass, Sampler, SH101
RO.G: Drums, sampler, organ
Lyrics by Allister Sinclair
Recorded by J.F.M. at Nicolai Studio, 2005
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A5. Fasten Boalbus - a. Autopsie d'un acacia louche - b. La clepsydre aventureuse

"Fasten boalbus est une entité sphinxique conduite par Yannick Puybaret, saxophoniste, trente quatre ans. A géométrie variable, Fasten Boalbus est son propre épiphénomène. Sa musique est obstinée, voire regimbeuse. Tout est bas‚ sur la croche et la décroche. Et l'accroc récurrent est omniprésent. Nihilismons consciencieusement. Babeltournons avec application. Outrecuidons sporadiquement.
Autopsie d'un acacia louche est une modeste et courte valse introduite par une marche solennelle et emphatique : le païen aérien tutoie le sacré… gros godillots. La clepsydre aventureuse est une rengaine bancale qui se remplit avec tristesse jusquà… être totalement vide. Blastomons bientôt. Ubuons régulièrement.
Sempiternellons avec allégresse."
Toulouse, 2005
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A6. Cannibales & Vahinés - William S. Tell

Marc Démereau: tenor saxophone & machines
Nicolas Lafourest: guitar
Fabien Descombs: drums
recorded by Triboulet in La trappe Studio
produced by Johann Bourquenez
"Il s’est alors agi de se barrer dare-dare, et il y avait ce trou. Pas un puits, pas l’entrée d’un passage, juste un trou éboulé entre deux décombres, d’où s’échappait une sale odeur de fleurs pourries, de bakélite fondue, ou d’animal cru. Des fumées bruissantes, des grésillements. Aussi bien, sans doute, ça ne menait nulle part, mais des fois on n’a pas le choix, et des fois on s’en fout, on n’attend rien.
Et puis ça semblait grouiller, là-dessous, ça paraissait aussi grand que l’archéologie, beaucoup plus que les égouts, et bien plus « moderne » que les catacombes. Il sortait des gaines de partout, des conduits suintants, plein de faisceaux multicolores, explosés, bruissants d’étincelles… Des courants brûlants porteurs d’échos très lointains, des souffles glacés, des gifles.
C’était quoi, ici ? Un début d’Interzone ? Une sous-couche du réel engendrée par un trou noir? Une hallucination causée par ce qu’on avait pu absorber de délétère, une démangeaison de l’esprit ? Une réaction allergique, un symptôme venu du futur ?
Ou alors on était tous devenus fous. Un coup de sang collectif, produit par une trop longue colère généralisée ? Un rayon envoyé de l’espace? Une épidémie inédite touchant les cortex. Une opération pratiquée sur nos cerveaux durant notre sommeil. Un rite de dépossession. Un peu de stress?
On s’est engagés dans l’excavation, en dérapant d’abord dans les éboulis, puis très vite ça devenait plus plat, ça semblait s’étendre dans toutes les directions. Sauf qu’on n’y voyait pas loin, tant à cause de l’obscurité difficilement percée par nos torches vacillantes, que des vapeurs ou des brouillards pas nets.
Par tous les sens, on était désorientés. Des odeurs très intimes nous giflèrent d’abord violemment, bientôt remplacées par l’accalmie chavirante d’une tiède brise aux effluves à la fois marins et végétaux (peut-être la véritable senteur du monoï  véritable?).
Certains vents paraissaient faits d’air noir, compact. Ce n’était pas forcément les plus puants. D’autres chargés de sons, de tumultes ondulants: fréquences sifflantes, tambours, foules, nuages de parasites au travers desquels transparaissaient les bandes passantes des émetteurs radio du monde entier (et me revint soudain cette image d’enfance : la vision d’une cahute au toit de tôle à l’orée d’un bled sahraoui, surmontée d’une antenne vacillante, d’où, avec la fragilité d’un message en morse, s’échappe un ragtime aigrelet sans commencement ni fin).
On a commencé à progresser, au hasard, vers l’est peut-être, ou le sud-est. Qu’est-ce que ça pouvait foutre de toute façon ? On a marché dans des matières. Invisibles et indéfinissables. Des flaques tièdes, des sols vibrants comme des passerelles… Etreints à la fois par la terreur et par la jubilation d’être en train de se tirer pour de bon, on s’agrippait les uns aux autres par la manche ou par un pan de chemise. On se parlait à peine, mais chacun gémissait, gueulait ou riait pour soi sans même en avoir conscience. Des borborygmes de trépanés.
Puis les premiers « mirages » sont apparus. D’abord dans un très lointain espace, sur notre gauche, un peu en contrebas, une scène immense de bacchanale, des feux, des corps, tableau vivace brouillé par les poussières, nous parvenant comme par un trou au travers de sombres nuées.
D’autres bientôt, fugitifs, tantôt très nets, quelquefois d’une incompréhensible abstraction. Déserts, ventres de baleines, combats absurdes, chambres avec vues sur des lacs gelés, clignotements suggestifs… Espaces aussi dont on ne pourrait donner aucune image, aucune idée…
Cela s’ouvrait, se refermait, dans les distances, de tous côtés. Sous nos pas même, au fond d’abîmes fugaces.
On s’était arrêtés. On matait tous azimuts, haletants et désarmés.
Puis on s’est un peu repris, on s’est observés une seconde et brusquement, d’un commun et tacite accord, on a tracé dans une direction. Bien nette."
Toulouse - Donneville, march 14, 2005
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A7. Denis Fomenko a.k.a. Kirbi - March

electronics
Barnaul, Russia, march 2005
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A8. Myster Shadow-Sky - If we don't move nothing will happen, yes let's stay quiet.

electronics
Toulouse, 2004
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A9. Volvotraxx - sorcerer

electronics
Tours, 2005
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B1. Ferdinand Doumerc - médiathèque

baritone saxophone
Recorded behind the Toulouse-Marengo media library,
Toulouse, April 2nd, 2005
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B2. Vincent Ferrand - Aïl petit moly

Vincent Ferrand: doublebass, programmation
Aurélien Besnard: clarinet
Montpellier, 2003
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B3. Denis Fedabeille a.k.a. Fedaden - lm

electronics
Toulouse, 2005
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B4. Sylvain Darrifourcq Quartet - Clan Joad

recorded by Triboulet in La trappe Studio
produced by Johann Bourquenez
Toulouse - Donneville, march 14, 2005
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B5. LeGyl - Knob variations

electronics
Toulouse, march 30, 2005
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B6 d'incise d'où inductions - improvisation sans titre

Laurent Peter: computer, effects, live sampling
Cyril Bondi: drums
Gael Riondel: tenor saxophone
"Rencontre magnétique pour une formation genèvoise explosant de désir d'une expression totalement libre, privilégiant l'interaction entre ses membres, l'intensité et la fluctuation du niveau d'énergie. Souffles, frémissements, crépitements, roulements, masses, fracas, chaos, entre free jazz et approche électroacoustique.
Sorte de rage trop longtemps contenue, un sentiment quelque peu désabusé en regard d'une société dont l'avenir nous laisse dubitatif. Imprégnée du contexte urbain de nos vies, la matière sonore se construit, se déforme, s'arrache de l'emprise de la raison, implose et redeviens le rêve qui s'étale derrière nos paupières."
Geneva, Switzerland, 2005
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B7. 4.69 - Himalaya remix

Roman Bestion, piano & electronics
Toma Gouband, drums & things
Juan de Guillebon, bass & electronics
((: du silence au silence par la voi du trois : l'eau, le vent et la terre. Trois divisé par trois et sous ce résultat du "un" l'ombre d'une couleur que les lumières contemplent, la lenteur explorative d'un temps qui se le prend jusqu'à l'apprivoisement :))
Paris, 2005
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B8. Julien Taillefer - String minimum

guitar, programmations
"String minimum est une petite pièce pour ring modulator et onde vibratoire.Chansons de fréquences, poursuites dans des paysages lo-fi entre une vieille Gibson et une horde de processeurs lubriques. Prélude à l’après-midi d’un électro-faune."
Nantes, 2005
 
 
 
 
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