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PLAISTOW discography . bios . photos . medias . press . agenda . downloads . contacts Press Please contact us if you know an article that should be there ! Radio (Jack Bambi) France Musique (Radio France) - 10 juin 2010 *** The Crow Jazz Podium - Rainer Kobe - Jun 2010 ![]() *** THE CROW 20minutes (GE-CH) - FLU - 28 mai 2010 Le free-jazz du trio genevois a fait mouche au dernier Cully Jazz Festival. Johan Bourquenez, Raphaël Ortis et Cyril Bondi ne veulent pas d'étiquette. Et pour cause: dans les mains d'un pianiste tourné vers l'électro, d'un bassiste rock et d'un batteur fan de jazz, la musique peut partir dans n'importe quelle direction. Tranquille, rêveuse, énervée, expérimentale, bruitiste. Nul doute que Plaistow sera tout aussi captivant en live ce soir à l'AMR, à Genève. Le rendez-vous est pris à 21h30. *** L'envol de Plaistow Le Courrier (CH) - RMR - 27 mai 2010 Jazz à l'AMR. La relève du jazz genevois est assurée: Plaistow en fera demain la démonstration au Sud des Alpes. Sur The Crow, album récemment paru chez Unit/Insubordinations - notre édition du 1er mai - Johann Bourquenez (piano), Raphaël Ortis (basse électrique) et Cyril Bondi (batterie) ont franchi des pas de géants par-delà les frontières, embrassant jazz, rock, minimalisme et électronique dans une aire en constante reconfiguration. Habiles et inspirés, ces voyageurs-là atteignent des sommets. *** PLAISTOW - The Crow Journal d'écoute / Listening Diary - François Couture - 19 mai 2010 Ma foi, voilà un trio bien tourné. Le communiqué les qualifie de “post-jazz”, et ça colle plutôt bien. Piano, basse, batterie, des Suisses, un fond jazz actuel, une forte influence post-rock, une contrebasse qui penche vers le doom. Dans les pièces calmes, j’entends du Bohren und der Club of Gore (particulièrement dans la longue “Boomerang” qui se désagrège à mi-parcours). Dans les pièces rythmées, j’entends plutôt... quoi, au juste? Satoko Fujii? Mêlée d’une touche de Pago Libre? Difficile à dire, mais c’est joliment mélodique tout en demeurant pertinent. Une écoute relativement facile, mais les amateurs de jazz seront déroutés. Et les amateurs de déroutements (comme moi, oui) seront satisfaits. Here’s a mighty fine trio. The press release labels them as “post-jazz” and, well, it sticks. Piano, bass, drums, from Switzerland, an avant-jazz basis, a strong post-rock influence, a bass leaning toward doom metal. In the quiet tracks, I hear Bohren und der Club of Gore (especially in the lengthy “Boomerang” that disintegrates halfway through). In the upbeat tracks, I hear… what am I hearing, actually? Satoko Fujii? With a hint of Pago Libre? Hard to tell, but it’s nicely melodious while remaining relevant. A rather easy listen, although jazz fans will be confused. And fans of confusion (yes, like myself) will be satisfied. *** Kick-Off Konzert in Basel (+ album review) Jazz 'n More (CH) - mai/jun 2010 ![]() *** Plaistow - The Crow ImprovisedAndFresh - 6 mai 2010 Evidemment, il ne t'a fallu que peu de temps pour les connaître, mais tu ne pourras nier que tu les fréquentais déjà ! Ainsi t'ai-je aperçu, aussi bien à leur premier qu'à leur plus récent concert, souvent seul, et parfois même au bras d'une jolie femme ! je dois d'ailleurs l'ajouter, cela ne t'a jamais empêché d'écouter attentivement, l'alcool t'ayant toujours plus autorisé la distraction. Mais revenons à nos trois gaillards, Cyril Bondi à la batterie, Raphaël Ortis à la basse électrique, et Johann Bourquenez au piano, auto-proclamé "Jojo". Bien sûr, c'est un trio, et je t'entends ici et là les comparer à d'autres groupes usant du même format, mais c'est un peu facile, conviens-en : Les moyens t'aveugleraient-ils tant que tu ne vois donc plus la musique ? Parce que pour moi qui écris ces lignes, vois-tu, c'est un sextet qu'il me rappelle, pas des moindres - celui que fut le Art Ensemble Of Chicago des "Stances à Sophie" -, et je vais t'expliquer pourquoi, petit homme : Le contraste. Comme chez Lester, la cohérence naît de l'alternance, impromptue, d'abstraction (pardonnez-moi, mon Dieu, ce terme que j'abomine) et de groove. Et ce n'est pas à toi que te répéterai ces quelques mots de Ahmad Jamal, dont je ne me souviens d'ailleurs plus, mais dont je sais qu'ils parlent de la nécessaire co-existence du joué et du non-joué, que certains naïfs appellent "silence" ! Parce qu'il y en a, là-dedans, de cette saloperie de concept ! Ah, non, non, ne parlons plus ni de trio, ni de corneille (aussi jolie soit-elle), parlons musique : La fascinante étrangeté de la petite note à laquelle on ne s'attendait pas. Et c'est ainsi que The Crow fonctionne, album initial du groupe, condensé, planant, entêtant, radical. Cinquante minutes, six titres, un remix ? Innombrables atmosphères, pléthore de sons. Un pianiste ambitieux, un bassiste mordant, un batteur incorruptible ? Floppées d'énergie, tonnes d'excitation. *** Plaistow - The Crow So Jazz (F) - Julie Henoch - mai 2010 ![]() Après plusieurs EP récréatifs et concerts épatants, voici le premier album de ces Helvètes étiquetés "post jazz trio": un univers tantôt vaporeux, fait d'horizons musicaux divergents. Le piano, souvent préparé, mélodieux et répétitif, rencontre une basse métallique, poisseuse de distorsion, et un jeu de batterie à l'imaginaire free, au geste sec. Les Plaistow clament qu'ils n'ont peur ni du bruit, ni du silence, comme sur ce "Boomerang" d'un quart d'heure qui nous renvoie leur audace en pleine face. *** Manifeste d'Ouverture Stylistique Le Courrier (Genève, CH) - Christian Steulet - 1 may 2010 ![]() Des thèmes simples aux mélodies lancinantes, des improvisations débridées, des rythmiques cassées qui hésitent entre rock et dub: Plaistow joue la musique comme elle vient et fait feu de tout bois. Le dernier opus du trio genevois, décoré d'un surréaliste corbeau, s'ouvre à l'électronique et aux recherches phoniques sans pour autant dénaturer la très acoustique triangulation piano-basse-batterie. La puissance de jeu de Cyril Bondi à la batterie, de Raphaël Ortis à la basse et de Johann Bourquenez au piano réside dans cette aptitude rare à associer des références aussi disparates. Les trois complices trouvent leur cohérence dans l'opposition, la fracture, le constat musical et son dépassement immédiat. Ils n'hésitent pas à mettre en jeu le silence et la respiration même de la musique. De ce laboratoire inspiré naissent chaque année de nouveaux matériaux qui forment, avec le temps et les concerts, un vivant manifeste pour l'ouverture stylistique. *** Aus dem Spielfluss heraus Der Bund (Bern, CH) - Georg Modestin - 30 avr 2010 Es wäre ein reizvolles Unterfangen, die Geschichte der Populärmusik für einmal konsequent durch die Brille des Jazz zu betrachten. In der Tat gibt es wohl kaum eine Spielrichtung des Pop, die sich nicht auf die eine oder andere Weise im Jazz niedergeschlagen hätte. Die populäre Musik der Zeit bildet eine nie versiegende Inspirationsquelle, die es dem Jazz erlaubt, sich immer wieder zu erneuern. Diese Jazzse nsibilität, die sich in einem spielerisch-experimentellen Ansatz widerspiegelt – nicht etwa in einer genau definierten Formensammlung –, ist auch den Teilhabern von Plaistow eigen, einem Trio aus dem äussersten Zipfel der Westschweiz, das mit «The Crow» das erste Longplay-Album seiner dreijährigen Bandgeschichte vorlegt. Dass die CD auf dem Jazzsparten-Label Unit Records (Musikvertrieb) erscheint, hat seine Richtigkeit, auch wenn das, was darauf zu hören ist, schwerlich dem entspricht, was man sich gemeinhin unter der Etikette «Jazz» vorstellt. Vielmehr zeigen der Schlagzeuger Cyril Bondi, der Pianist Johann Bourquenez und der Bassist Raphaël Ortis, wie sich so unterschiedliche Einflüsse wie Metal, Punk oder Pop mit dem Geist des Freejazz einfangen und zu wahrhaft «unerhörten» Verbindungen zusammenfügen lassen. Die einzelnen Titel sind nicht am kompositorischen Reissbrett gezeichnet worden, sondern hörbar aus dem Spielfluss hervorgegangen, was sich in einer erfrischenden Unmittelbarkeit des Ausdrucks äussert. Auftritt in Bern: Turnhalle im Progr, Sonntag, 2. Mai, 20.30 Uhr. *** Give it away, now – Swiss style essentialgeneva.ch - Peter Hulm - avr 2010 If you are at all interested in New Music, check out the Geneva-based group Plaistow, advises our contributor Peter Hulm. Thanks to the Internet, that's easy. Plaistow distributes all its music for free via the Web as well as on CDs and DVDs you pay for. The line that was turned into a slogan by the Red Hot Chili Peppers makes sense for more and more creators of spontaneous music. Plaistow for me was the discovery of the Cully Jazz Festival (9-17 April 2010): John Cage meets hip-hop, Cecil Taylor does Henry Cow. That might make the music sound esoteric. It isn't. What we heard in fact were romantic melodies with prepared piano, whispering drums, lyric bass and a pulsing beat. For lovers of what Carla Bley calls "non-profit" music, it was all a treat and wonderfully varied. The audience sat in hushed expectation of what would come next, and they weren't disappointed. If you missed Plaistow at Cully, you can catch them at Berne on 2 May and in Geneva on 28 May, according to their web agenda. But the second surprise of the evening was their announcement to the packed tent where they played at this tiny lakeside town that, though you could buy their recordings at the stalls outside, anyone could download all their music for free from their website. The music was good enough to get me to buy all the CDs available, from their sessions with a Moroccan rapper to their latest production Crow, recorded in a Moscow studio. If there's any label you can fit on their music it is post-jazz, but they admit the mystery is that they can play together: Cyril Bondi, born in 1980, is a jazz-inspired drummer, Raphaël Ortis the bassist is as happy with pop riffs as avant-garde electronics. Johann Bourquenez, who has been making records since 2000, switches between piano and electronic keyboards with a distinctly classical touch, provided your classics include Steve Reich and Aki Takase (another Cully star in 2010). Bondi and Ortis are both Geneva-born, while Bourquenez has lived in Geneva since 2007 after working in various regions of his native France. But there's no parochialism about their music or their professional life. Taking their name from Plaistow Flex Out (on Go Plastic, 2001, by Chelmsford-born Tom "Squarepusher" Jenkinson), Plaistow's first album was Los Criminales Reciclados En Conductores De Autobuses/Criminals Recycled as Bus Drivers (2007), spent a residency in Fès, Morocco, won a top jazz prize in Zurich in 2009, then released a CD/DVD of unreleased material and a live performance filmed at the Zoo (Usine/Geneva). Time in Vevey, concerts in Germany and Russia as well as Moscow, Paris and Zurich studio sessions preceded the release of The Crow, their first long-playing album after nearly three years together. Their liner notes for The Crow sum up their approach pretty well: "From the introspective 'Boomerang' right through to the explosive 'Full CSS', all the tracks undulate between free jazz, sturdy groove and lyrical minimalism but never at the cost of coherence. The eclectic influences wonʼt allow you to point to one major influence. One is reminded of the prepared piano by John Cage, but also of Lowell Davidson Trio [who made only one album, in 1965] or the pop influences of [U.S. Midwest group] The Bad Plus." This is definitely music that benefits from hearing it live, though judging from The Crow and the previous albums, these guys rarely have a bad night. When they are on the mix of melody and rhythm is the most exciting sound going. Even the star of the evening, the charming and open-minded Manu Katché sounded unadventurous after Plaistow, though the press section of their website quotes a remark (quickly challenged) that the Geneva group made its audience impatient (not what I saw either). So why go plastic if you can get it for free? The EP- and LP-length CDs give you beautifully produced artwork and booklets, designed by Thomas Perrodin. reflecting the inspirations of Plaistow's music, including a comic book hero of their own design. But from the beginning Plaistow have distributed their music free on the Internet, in high-quality ogg as well as iPod-friendly mp3 format. It is not just a sign of how the economics of music production are changing. True, rather than seeking to entice a record-company into giving you a lousy contract, particularly for a "minority" sector such as jazz, independent musicians often skip the hassle and go out to their public directly, using their recorded albums as promotional materials for their concerts. This is quite common in pop, but still rare in experimental music. Using their CDs as collectible art, Plaistow seem to have thought through the implications for creative musicians who don't want to be tied down by labels, genres or particular forms. Throwing off all the shackles gives them the freedom to invite the public to join them in their adventures, and they don't have to worry about following old-fashioned commercial rules, the sort that have kept numerous key recordings off the CD/DVD market (Lowell Davidson's album was not rereleased until 2008). Plaistow are also exemplars of another trend in European new music that seems to make it much more enticing these days than a lot of U.S. productions: "jazz" musicians no longer feel they have to refer back to the U.S. roots of their music or hide their classical influences. The sounds still swing but they do not need to give us an echo of blues, except by bending notes, and can take over the most experimental forms and technology without risking opprobrium from concert-goers as Bob Dylan did in going electric. The DVD, which includes the earlier EPs, offers a Zurich concert with video projections and a set with Michel Wintsch's group. What sets Cully apart from the other Swiss jazz festivals I know, apart from its friendly volunteer staff, is its concern to bring Suisse-Romand artists on scene as well as the crowd-pullers. Katché, making clear his delight at finding such good musicians from this reason to join him, invited a saxophonist and singer onto the stage for the closing numbers of his set. It's not really a surprise. Michel Wintsch, who has played with Plaistow, is similarl.y Geneva-based, as is Jacques Demierre, and the group around the Sud des Alpes or Archipel, keeping Geneva abreast of new creative sounds long after audiences have given up on Montreux. The three members of Plaistow are all virtuosos (one link with Lowell Davidson's trio). As Full CSS indicates, Bourquenez is also something of a programming aficionado. His webpage offers HTML/CSS workshops by his cyber roommate and links to a 3D space simulator and stellarium, plus a multiplayer 3D game. Here is someone who knows how to play. Peter Hulm has been a long-time fan of Willisau Jazz Festival and Geneva's l'Usine as well as of Montreux in the days when experimental music was always welcome there. *** Cully Jazz, record de fréquentation www.letemps.ch - Arnaud Robert - 19 avr 2010 (...) Mais une nouvelle fois, c’est du côté des invités suisses, dont le festival s’est fait une spécialité, que l’événement s’est joué. La création d’Olivia Pedroli, sur un fil fin entre l’aérien et l’éthéré. L’énorme son du groupe genevois Imperial Tiger Orchestra, dédié aux modes éthiopiens, dont on attend avec impatience le premier album. Ou Plaistow, étrange trio qui articule dans le même geste une sorte de jazz-pop insidieux et une abstraction lyrique proche de la musique minimale américaine. (...) *** J'ai tué Werner Herzog CISM 89,3 FM - 15 avr 2010 Est-ce que vous vous souvenez de Julien Donkey-Boy? Y'avait Werner Herzog là-dedans. Ben Plaistow, c'est ton classique trio post-jazz Werner-Herzorgien… avec Werner Herzog …si Werner Hergog était dedans. Mais ça s'adonne qu'il n'est pas dans ce trio. Mais n'enlevons pas de crédit à Bourquenez (piano), Ortis (basse) et Bondi (batterie). C'est pas parce que t'envoies pas un bateau par dessus une montagne péruvienne que t'es pas capable de virer bat-shit-crazy en moins de 50 minutes. Dans le fond, si Werner Herzog est l'équivalent de Willem Dafoe avec un manteau de cuir, bien, Plaistow c'est un peu comme Willem Dafoe avec un manteau de cuir qui aurait des studs, vraiment pleins de studs. Genre une shitload. *** Manu Katché bien mérité cully.blog.24heures.ch - 14 avr 2010 (...) Ceux qui avaient des places pour la soirée Manu Katché se sont engoufrés sous le chapiteau dès 20h et on attendu avec impatience que le concert commence. Vers 20h45, un trio de jeunes suisses ont commencé à mettre de l'ambiance avant l'arrivée du dieu Katché. Le groupe en question s'appelle Plaistow. Et il faut être sacrément amateur de musique disons "original" pour tenir la bonne heure qu'a duré leur concert. Il a pourtant bien commencé, avec une mélodie rythmée, un batteur déchaîné, un pianiste et un bassistes inspirés. Mais que dire des morceaux durant un bon quart d'heure où chaque musicien semblait jouer que pour son propre plaisir. Ok, il en faut pour tous les goûts, sauf qu'en programmant un tel groupe avant Manu Katché, le festival a certainement dû perdre quelques ouailles au passage. Difficile de revenir après les 20 minutes de pause pour un Katché grandiose, quand Plaistow s'est chargé d'assomer, voire de donner mal au crâne à une partie de l'assemblée. Suis-je la seule à avoir regardé ma montre dans la pénombre toutes les 5 minutes? Pas sûr... (...) comments: - Pas du tout d'accord avec votre point de vue sur la musique de Plaistow - La prise de risque fait partie de la tradition jazz, et j'ai plutôt pensé qu'ils amenaient de la fraîcheur à cette soirée ! Quant à Katché, il joue le même jazz "moderne", comme vous dites, depuis top longtemps... J'imagine que nos divergences tiennent à une question de génération ! - Oui, effectivement, il y a eu erreur avec la programmation ce soir-là. Plaistow n'avait rien à faire en première partie de Manu Katché. Ce groupe a juste ruiné le concert du célèbre batteur. Et c'est tant mieux. Depuis la mort d'Esbjörn Svensson on recherchait activement qui pourrait être le meilleur porte-drapeau d'un jazz tourné vers l'avenir. Il a pas fallu chercher loin: les genevois font copuler au sein d'une gigantesque orgie The Bad Plus, Steve Reich et Aphex Twin. Un véritable orgasme auditif loin des musiques d'ascenseurs désuètes que nous a réservé la seconde partie de soirée. Entre le trop plein de mélodies niaises et une gestion minutieuse des silences, il y a pas photo, je choisis la seconde option. *** Mercredi 00h20 CullyBlog (Arnaud) - 14 avr 2010 Je ne crois plus que c’est un secret pour personne, Plaistow, on est fans. Jean-Yves vous l’a dit sur scène juste avant le concert, l’histoire d’amour entre ce trio de Gnève et notre festival a commencé l’année passée, quand ils ont retourné le Sweet Basil et qu’il était clair qu’on leur laisserait cette année une fenêtre à disposition dans la programmation du IN. C’est chose faite, et les voilà qui profitent de la formule “Pour cent culturel Migros” pour une soirée-package de concert avec Manu Katché. Et là, c’est le drame.Forcément on était au premières loges. Carine s’étrangle un coup, et nous revoilà propulsés sur la planète Plaistow, me revoilà ébahi devant ces trois gaillards qui m’avaient déjà laissé baba l’an passé, puis au Onze+ en octobre. Sauf que là, c’est du puissance dix. J’avais jadis théorisé que “ces mecs ont tout compris”, j’étais en fait assez loin du compte: ces mecs ont compris des trucs qui sont hors de notre portée. Ils reformulent le monde à chacune de leur prestation, puisque chez eux il n’y a pas un concert qui ressemble moins à un autre concert. On connaît, on reconnaît leurs compos, on ne peut pas pour autant saisir leur musique. Elle flotte au-dessus de nous, elle nage en télépathie entre eux, ils la happent au passage et en font la concrétisation d’une idée fugitive et immédiate qui se redéfinit elle-même. Un truc de fous. Ils réinventent à peu près l’histoire de la musique au moindre frottement de peau ou de corde, au moindre grésillement bruitiste. Une projection vertigineuse dans un univers exigeant, qui mérite une attention irréprochable, à défaut de passer à côté, ou pire, d’en rire. “J’ai trouvé pas mal, mais peut-on vraiment appeler ça du jazz ?” qu’on a entendu à la sortie. “Argh.” répondrions-nous. Une heure à ce régime, à prendre part à une proposition qui dépasse de très loin la notion d’un concert et qui met à contribution toute notre faculté de remise en question, ça incite à l’occision concise. Et quoi ? L’espace utilisé par le batteur et le bassiste sera laissé béant par la tête d’affiche de la soirée. Un trou énorme, symbolisation dramatique de l’éloignement des musiciens, enchaîné chacun de son côté dans des structures frigides en attendant sagement le moment de commettre son solo. Ou plutôt non, un trou réservé au défilé d’invités plus ou moins bienvenus qui pour la plupart n’ont pas su que faire pour pimenter la chose. Contraindre un public tordu au tube cathodique à la répétition d’une même tonalité étiré sur un rythme insoutenablement lent, ça c’est intéressant, par exemple. Le jazz d’ascenseur, un peu moins. *** Ein zurückhaltender Star Basler Zeitung - Marc Krebs - 13 avr 2010 ![]() (...) Ganz anders, explosiver, der Auftritt der Vorgruppe Plaistow aus Genf. Während Katchés Kompositionen Wohlfühlmustern basieren, führt das Genfer Trio den Jazz in die Gegenwart, lotet die Grenzen zu neuer Musik, Ambient und Progressive Rock aus. Zwar geraten die ruhigeren, frei improvisierten Parts etwas langatmig. Aber die komponierten Stücke, etwa die Hommage an Steve Reich, sind atmosphärisch, energiereich, verstörend und durchaus zukunftseisend. Eine Entdeckung. *** Plaistow - The Crow www.jazzin.rs - 13 apr 2010 Plaistow su zanimljiva pojava u svetu savremenog džeza. Dolaze sa švajcarske scene koja se može pohvaliti jedinstvenim muzičkim projektima s osloncem u minimalizmu, strukturiranim i u nešto manjoj meri slobodnim improvizacijama, gde je pojedinac podređen kolektivu. Trio čine Johann Bourquenez na klaviru, Raphaël Ortis na basu i Cyril Bondi na bubnjevima. Sva tri muzičara su aktivna u raznim postavama, a posebno bubnjar koji je zapažen na elektro-akustičnim izdanjima mnogih zvučnih eksperimentatora i na nastupima koji se organizuju u Švajcarskoj i zemljama okruženja. Ipak, ovi muzičari su se najviše emancipovali upravo kroz Plaistow projekat. Za sam trio vezuju se zanimljive pojedinosti koje i bez slušanja pružaju dojam o njihovom poimanju muzike, kao i odnosu na relaciji muzičar-slušalac. Tako, na primer, naziv trija potiče od imena numere Plaistow Flex Out, čuvenog IDM i elektro-džez producenta Squarepushera. Bitno je pomenuti i da su im sva izdanja dostupna za besplatan download, što treba pozdraviti kao vid nezavisnosti i fer odnosa prema publici. Posle prošlogodišnjeg kratkosvirajućeg CD-a Tariel urađenog sa hip-hop postavom Mobydick i izdanja Jack Bambi (CD+DVD, zapis živog nastupa iz kluba Zoo u Ženevi), Plaistow izdaju prvi LP album The Crow kojim i dalje u tradicionalnoj klavir-bas-bubanj formaciji sjedinjuju džez i tekovine minimalističke muzike na veoma maštovit i inventivan način, kombinujući studijske i žive sešne. Njihov pristup sastoji se u preklapanju i oneobičavanju sopstvenih muzičkih interesovanja uz skoro neprimetno obogaćivanje sadržaja raznolikim tematskim minijaturama. Muzika nalazi potporu u stabilnom, ali i “živom” ritmu, koji čini da teme evoluiraju pokazujući više različitih lica. Pored nervozne Teekeningen i Doppelganger, elegantne Mayakovskaya i energično-motorične Full CSS, na albumu imamo i već ranije objavljivanu numeru Mairie Des Lilas sa njihovog prvog CD-a, sada u pomalo modifikovanoj, apstraktnijoj i mračnijoj verziji, sa čestim periodima tišine. Tu je i umereno nojzični remiks teme Altenburg urađen od strane elektro-akustičnog improvizatora poznatog kao D’Incise. Mračni minimalistički “dum-džez” u petnaestominutnoj kompoziciji Boomerang je zvučna novina u odnosu na prethodne radove, i dopire do slušalaca u vidu dubokih odjeka muzike nemačkih mračnjaka Bohren & Der Club Of Gore ili Jamie Saftovog i Bobby Previtovog dueta Swami Lateplate, sa karakterističnim Plaistow “dodirom”. Naizgled klasičan klavirski džez trio još jednom je ponudio svežu, uzbudljivu i raznoliku muziku kakve se ne bi postideli ni iskusniji muzičari srodne orijentacije, uspevši da minimalnim sredstvima ostvari – maksimalni efekat. *** Plaistow - The Crow theowlandtheoctopus.blogspot.com - 10 apr 2010 Plaistow is the reason I love netlabels, netlabels may be abundant on the net and very easy fo an artist to set up, good ones present some of the best and honest music you'll find anywhere. Case in point, insubordinations.net, a netlabel devoted to improvised music, their new release is a 2009 recording by Geneva's very own Plaistow. (...) Plaistow's music is at times very minimal and other times very bombastic, composed and/or improvised, melodic vs. noise. Cyril Bondi is definitely one of the most underrated drummers playing in music today. His playing can be light when playing little flourishes on the cymbals as in "Doppleganger" or full on as in "Full CSS". "Boomerang" is my favorite track on "The Crow", for it's a song hard to describe. Space and silence are two instruments that really should be added to their musicians list, they play as an important part to Plaistow's music as each of the other individual performers, best heard on this track. Johann Bourquenez channels John Cage in his piano work and at times offers up some bizarre Turkish melody. CB's drums creates a certain tension with his sparse drumming that I found myself cringing at every cymbal hit, awaiting the next. Raphael Ortis' bass is a great low end compliment to the music, like in "Mairie des Lilas". At times one feels like this album isn't finished, like they didn't know where to end and ultimately cut some thoughts short of being completed until you listen to the album more than once and its entirety. It's good played in parts or on shuffle but is better played as a whole. It's simple, if you like improvised music, free jazz, minimalism, or rock download this or any other Plaistow album. Also, check out all the other releases on insubordinations.net. *** Plaistow - Post Jazz Trio blog.keinzweiter.de - 8 apr 2010 Jazz ist in der heutigen Zeit ja oft immer noch mit dem heillosen Gefrickel des Modern-Jazz der 50er und 60er Jahre behaftet. Für viele ist das nach wie vor ein Haufen unzusammenhängender, schnell gespielter “Töne”. Die meisten Mythen, die über Jazz erzählt werden sind allerdings eben genau das, Mythen. Plaistow, ein Genfer Jazz-Trio, das ich seit einiger Zeit beobachte, spielt zwar Jazz, aber eine eher moderne Version davon, die in gewissen Kreisen auch als Post-Jazz bezeichnet wird. Im Grunde ist das eine minimalisierte und konkretisierte Form eines klassischen Jazz-Setups. Allerdings geht es hier weniger um das möglichst schnelle Durchspielen auswendig gelernter Skalen, als um eine außergewöhnliche Form der Improvisation, die während dem Spiel voller melodischer und rhythmischer Ideen ist und in der man niemals den Eindruck hat, die Band spielt gerade auseinander. Die drei Musiker verstehen sich mit ihren Instrumenten genauso gut, wie in ihrem Kollektiv und das merkt man in jeder Sekunde. Wer Jazz mag, für den ist Plaistow sowieso Pflicht und für alle die Jazz nur aus der Schuhabteilung bei Kaufhof oder eben als Frickelorgie kennen, sollten sich die Alben, die es kostenlos auf ihrer Homepage herunterzuladen gibt, unbedingt anhören. (...) *** reVerbE nETLabeLs 3.4 LabC / Centro Cultural da Juventude, São Paulo - 7 avr 2010 (...) Na sequência, o excelente grupo Plaistow, empresta sua arte ao programa com seu penúltimo e fértil lançamento, Jack Bambi, selo eDogm. O trio nos oferece a excelente composição de 24min, além de um remix de Dessert A La Cave pelo produtor D-Ser. O download do album conta também com as músicas do DVD gravado ao vivo em Le Zoo-l’Usine (Genebra-Suiça) em 4 junho de 2009. (...) *** Plaistow: Jack Bambi jazz.pt - Rui Eduardo Paes - mar 2010 ![]() Numa embalagem graficamente muito atraente, os Plaistow de Johann Bourquenez, Raphael Ortiz e Cyril Bondi juntam um CD com o francamente interessante "Jack Bambi", em que se dedicam a um híbrido de jazz e drum 'n' bass, com um DVD no qual tocam ao vivo e a que acrescentam, em áudio apenas, os EPs "Los Criminales Reciclados" e "Do You Feel Lucky?". A prestação captada em vídeo não convence (inclusive pelos maus efeitos utilizados), e isso não obstante os alguns positivos momentos musicais: o trio parece apostado em ir visitando, uma a uma, várias abordagens possíveis – estas vão do universo de Keith Jarrett ao de Steve Reich, com passagem algo espúria pela improvisação abstracta, ficando por estabelecer uma identidade única e própria. O melhor que encontramos é a performance em sexteto do grupo com Michel Wintsch, Cyril Moulas e Nicolas Field sairá defraudado: não se consegue lá chegar. *** Take the A-Swissmetro CullyBlog (Arnaud) - 1 fev 2010 Parfois, l’économie a du bon. Par exemple, quand son terreau est propice à l’apparition et au développement de gens chouettes qui font du jazz chouette, c’est du bon. En matière de terreau, nous pensons ici aux deux capitales économiques de notre cher pays que sont Genève et Züri, Genf et Zurich: non contentes de posséder chacune un magnifique aéroport international, ces villes cachent également en leurs seins de petites perles du jazz contemporain, la véritable relève welsche et bourbine en matière de jazz chouette. Du Quai Wilson avec Plaistow à la Bahnhofstrasse en companie de Tobias Preisig, prenons le Swissmetro et fonçons à la découverte de ces jeunes sensations. Plaistow (mardi 13, Chapiteau) C’est l’histoire de trois gaillards qui voulaient faire du rock, mais qui se sont retrouvés face à un vrai problème: beaucoup trop de talent pour ça. Alors hop, ils ont décidé d’adopter la formule trio jazz de base (avec un peu d’électricité virile dans la basse, quand même) et de se lancer à la conquête du milieu branché. Jusqu’ici, il faut avouer que ça a pas trop mal marché. Forcément, on évite pas les étiquetages hâtifs et détestables de E.S.T ou de Bad Plus, mais faut bien s’y coller. Et pour une première approche c’est pas si faux: de l’électro des premiers, du rock des seconds, eux ont tout pris, tout digéré, tout recraché. Chez eux c’est du live qu’il faut parler, et c’est en fonction de live qu’il faut penser: Parce que sur scène, tout est permis. Ces mecs ont tout compris, puisqu’ils mettent toute leur musique joyeusement gratuitement sur le net (par là , jetez vous bande de morfals), sachant très bien que ça ne remplacera jamais le moment et l’étincelle du live. Le même morceau n’est jamais deux fois le même ! Avec eux, on a droit à du mal de nuque en repartant grâce à des méchants riffs qui collent aux neurones pendant des jours, mais on a aussi droit à du grattage de collier de barbe en regard songeur, quand ils partent pour des plages de frotti-frotta avec leurs instruments qui peuvent durer jusqu’au bon quart d’heure bien sonné. Beaucoup de changement de rythme, beaucoup de choses différentes, du free et du mélodique. Et à l’envi de la bonne drum’n'bass qui cogne, parce qu’il n’y a pas de raison. C’est plutôt épatant, tout ça. Et le pompon, vous le voulez ? Ça fait pas beaucoup plus de deux ans qu’ils tournent ensemble. Bon vous avez compris, c’est sensass. Téléchargez-moi ça, apprenez-moi ça par coeur, venez hocher de la tête sous le chapiteau. *** Do You Feel Lucky ? jazz.pt - Rui Eduardo Paes - jan/fev 2010 O projecto dos suíços Plaistow parece aliciante quando o vemos anunciado por palavras: partindo do conceito "trio de piano jazz", explora os cruzamentos com as lógicas do minimalismo, na linha de Steve Reich (organização dos materiais sonoros por ciclos, em vez do sequencialismo por "drones" de um La Monte Young), bem como nas da electrónica experimental e do rock na variante noise. Na prática, já as coisas não correm tão bem, cedo se verificando que o grupo de Johann Bourquenez, Raphael Ortis e Cyril Bondi está muito longe da excelência dos The Necks, que navegam em águas semelhantes. Se estes soam de forma fluida e natural, ouvindo os Plaistow ficamos sempre com a sensação de que se segue uma receita, com cada ingrediente pesado ao miligrama. *** Plaistow - Un bambi de grand chemin Viva La Musica - Nicolas Lambert - jan 2010. Plaistow, une trinité plus qu'un trio tant piano, basse et batterie font corps, fusionnent et exhalent des histoires aux accents d'universel, à force d'harmonies amples, de constructions motiviques, de développements obsessionnels, loin des genres et des styles. Après les emblèmes d’un requin blanc pour Do You Feel Lucky et d’une baleine pour leur projet avec le rappeur Mobydick à Fès (Maroc) en 2008, ils ont ajouté cet été à leur tableau de chasse la tête de Jack Bambi, faon ténébreux qui pose élégamment sur la pochette et donne son nom à la dernière sortie du groupe : un fabuleux paquet ficelé. On ouvre le bel objet et s’offre à nos yeux, outre le strip BD qui fait l’ébauche des aventures automobiles du Jack dandy, un diptyque aux allures d’intégrale ; à gauche, le CD vous fera entendre Jack Bambi le morceau, petite symphonie à lui tout seul, suivi de Dessert à la cave et son remix, qui se trouve davantage dans l’énergie dionysiaque de l’impro ; à droite, le DVD vous fera voir un live au Zoo de l’Usine fort d’une belle esthétique et d’un troisième set à six avec le trio de Michel Wintsch, et redécouvrir les deux précédentes galettes du groupe. Plaistow a le vent en poupe, c’est un peu notre fierté cantonale, ce qui ne les a pas empêchés de profiter d’un retour au bercail, entre une résidence à Vevey et une tournée en Russie, pour m’offrir une heure de simplicité, d’humour et de sympathie. Comment Jack Bambi est-il né ? JB : C’est Raf qui avait un motif à la basse, le thème. CB : Dès les premières notes ça nous a évoqué une musique de film, d’où le délire de Jack Bambi… JB : …Ce personnage en pickup dans une vallée avec les extraterrestres aux fesses. CB : Ce morceau est assez représentatif de notre manière de composer : des parties qui sont amenées par un motif de piano ou de basse, et d’autres qui sont composées à trois dans les moments de travail. On essayait d’imaginer notre personnage et ce qu’on avait envie de lui faire vivre ; cela nous a parfois aidé à savoir où aller. Mais le rapport entre la musique et le visuel reste assez flou, sans la volonté de présenter une histoire finie ; les deux pages de BD n’évoquent elles-même que le passage d’une histoire. Pour la plupart de nos morceaux, les pistes qui sont données - dans le titre ou dans les illustrations - laissent aux gens la possibilité de se raconter leur histoire. JB : Pendant un an, on essayé d’en faire un morceau, sans parvenir à tirer quelque chose de ce magma d’idées. Tout ça s’est cristallisé un soir de mai, après un concert au Fri-son à Fribourg, quand on s’est dit qu’on pourrait tout aussi bien aller en studio cet été et sortir un truc pour la rentrée. On a alors pensé à Jack Bambi qui, grâce à cette limite, ou peut-être parce qu’il était mûr, s’est enfin concrétisé. CB : Outre l’envie de faire une longue plage, un morceau d’une demi-heure sur un studio de deux-trois jours, ce projet de disque a été boosté par le ZKB Jazzpreis, que nous avons remporté au Moods en juin, et par l’envie d’avoir à nouveau une actualité, entre notre dernier enregistrement (Do you Feel Lucky, février 2008) et le nouvel album sur lequel on est en ce moment (printemps 2010). RO : Le reste s’est construit de cette manière. On allait faire une soirée au Zoo de l’Usine, pourquoi ne pas profiter de ce bel espace pour filmer ? Pourquoi ne pas faire un enregistrement de qualité si l’image est belle ? On a donc fait un DVD pour accompagner Jack Bambi, qui nous a aussi permis d’expérimenter d’autres manières d’enregistrer, de concevoir un album. Pour moi, ce « package » marque un moment clé dans l’histoire de Plaistow et résulte de la synérgie des trois personnalités du groupe. C’est un projet frais, vif, parce qu’on le doit à une réactivité directe plutôt qu’à un plan de carrière. JB : Il restait de la place sur le DVD du live ; y ajouter les deux premiers EP, dont on n’avait plus de disques, tient de l’aspect pratique… Après coup, ça fait le récapitulatif de deux ans et demi de groupe. Jack Bambi conclut quelque chose, tourne la page, bien qu’il n’ait pas été prémédité de cette manière. Qu’en est-il de Dessert à la cave ? JB : Le 4 Février 2009, tard dans la nuit, j’ai eu un épisode spécial et assez jouissif avec un ami nommé DSER, lorsqu’on a complètement détruit un bar en dansant dans la cave d’un squat. Tout ça de très bonne humeur : le public trouvait cool, applaudissait. Ça m’a inspiré pour faire un morceau d’un exercice de style que je m’étais inventé, où la main gauche jouait à la Dave Holland et la droite à la Steve Coleman, ce qui faisait DS comme sur ce disque qu’ils ont enregistré en duo au début des années nonante. DS est devenu Dessert… à la cave. Le morceau c’est juste ça, et du travail de groupe ; à moitié des notes, à moitié l’image qu’on s’en fait. A chaque fois on improvise quelque chose qui raconte cette histoire-là. On marche beaucoup par noms de code qu’on s’invente. RO : Pour nous il s’agissait de rentrer dans cet univers-là, de trouver comment participer en terme de son à ce souvenir, ce qui a été assez compliqué pour moi. Ce morceau est donc en duo sur Jack Bambi ; je ne me suis pas senti obligé d’être là si cela ne créait rien de positif. Ce détachement m’a permis de l’écouter en régie, de mieux cerner le propos et l’énergie. CB : Très improvisé, entre une communion de danseurs et l’explosion, Dessert à la cave est très différent d’une fois à l’autre, plus groovie par exemple sur le live. On en a ensuite donné toutes les pistes studio à DSER pour qu’il fasse un remix en troisième piste, et on l’a laissé libre. A l’écoute, on peine à vous cerner, que cache le style « post jazz » que vous vous attribuez ? CB : C’est le point de départ pour dire qu’on ne va pas essayer de définir notre musique, qui est un bon équilibre entre les influences de chacun : le côté rock de Raph, électro de Jojo ou impro free pour moi. On utilise les styles en termes d’effets. Chacun tire les autres dans son univers, tout en jouant à faire autre chose de cette formation jazz qu’est le trio piano-basse-batterie. RO : On se sait capables de jouer ces différents styles pour les avoir pratiqués chacun dans des environnements variés. Et si on n’y arrive pas, on bosse comme des fous, ensemble. On ne s’interdit qu’une chose : l’incohérence, à l’échelle d’un morceau ou d’un disque. JB : Et si, après de nombreuses tentatives, certaines idées ne plaisent pas ou ne parlent toujours pas à l’un de nous, la piste est rejetée. CB : Ce qui caractérise Plaistow c’est sa forte dynamique de groupe, qui résulte du fait de beaucoup bosser ensemble, minimum trois fois par semaine, de tout le temps faire des consensus… JB : Notre musique, majoritairement improvisée, nous oblige à être tout le temps à fond, dans l’instant… RO : …Ce qui dépend beaucoup de la dynamique de groupe, d’où l’importance de se parler. A force de respect de l’autre et de ses différences, on est bien entre nous, et le concert ou le disque est réussi. C’est une vie à trois autour d’un moment de travail et d’interaction, mais pas non plus un groupe de potes qui habiteraient en coloc. Ce qui me plaît, c’est de me retrouver avec des gens qui ne font pas de la musique comme ils iraient faire du cerf-volant le dimanche, de me faire botter le cul quand je n’y arrive pas, d’avoir la certitude de partager la même envie d’en bouffer ; ce besoin d’avancer, et cette très forte liberté assez cadrée toutefois dans la prise en compte des autres. JB : On est là au nom de la musique qu’on joue ensemble, du plaisir qu’on a à le faire. On n’est pas concentré sur le fait d’être fidèle à l’écriture d’un compositeur. On partage une complicité, une confiance de musiciens : on peut se retrouver, même au milieu d’une grosse impro tourmentée, et tout le monde est là. CB : Chacun a assez de place pour se sentir à l’aise, libre dans le jeu, exprimer qui il est en terme d’identité musicale. C’est très précieux de se retrouver autour des mêmes envies. Comment travaillez-vous ? RO : Pendant la résidence qu’on a faite ces trois dernières semaines à Vevey, on a d’abord jeté et enregistré des idées avant de faire le tri. On avait plus ou moins notre album au bout de la première semaine et les semaines suivantes ont servi à développer un discours à trois, ce qu’on avait un peu moins fait par le passé où il y avait beaucoup de compositions de Johann, assez directives. Cela rejoint ce qu’on disait de la dynamique de groupe, par opposition au cliché du groupe de jazz, « le … trio », du nom d’un meneur-compositeur. A notre époque, ce n’est pas un contre-courant, mais on trouve hyper positif, dans l’histoire d’un groupe, cet investissement de tous les membres dans la composition et l’organisation. JB : On organise au fur et à mesure la cohérence du disque en essayant de tout garder sur le même papier. C’est quantique, finalement, dans l’évolution : tel morceau à sa place, enfle, devient une grosse boule, trouve une autre place... RO : On s’est aussi rendu compte de nos tics d’impro, qu’on a répartis - un par morceau - pour varier le propos et nous obliger à aller vers ce qu’on cerne moins, et y rester. Cela participe au discours de l’album, du set. JB : Les plages d’improvisation sont organisées différemment du processus de chaos d’une jam ; c’est un leurre de faire des concerts d’impro libre dont on ne parle pas : au bout d’un an, on joue quatre-cinq morceaux ou ambiances, même s’ils n’ont pas de noms, tel enchaînement qui marche et qu’on appelle un thème. Du coup, je ne me refuse pas à l’écriture. Plus tu seras au clair sur les structures qui s’imposent plus tu pourras y être libre. CB : L’idée de départ du groupe est de capter l’énergie de l’impro, de la retrouver au sein des phases composées. JB : D’où l’utilisation d’images, plutôt que de partitions. CB : De même, les parties improvisées sont tout aussi composées dans leurs contraintes, leur sens, leur objectif commun… JB : Dans Yap-yap par exemple, qu’on retrouve sur chacun de nos disques, on a réarrangé le morceau en le commençant au milieu de la grosse impro. C’est indication très claire pour nous maintenant, alors qu’on aurait été incapable de savoir ce qui s’y passait les premières fois. Toute votre musique est en libre accès sur votre site : pourquoi ce choix ? CB : C’est comme ça que Johann, qui a créé le netlabel Edogm, et moi qui travaille beaucoup avec mon groupe Diatribes sur celui de D’Incise, Insubordinations, nous sommes rencontrés. C’est dire si c’est quelque chose d’important, au sujet duquel on se comprend depuis le départ. JB : C’est inscrit dans le phénomène socio-politique de la perte des supports dans l’industrie des media, car il est ridicule de vendre un fichier numérique reproductible à l’infini, vestige du XXe siècle. D’un point de vue pragmatique, le libre accès est, selon mon expérience, plus simple et efficace pour contacter des gens et faire circuler notre musique, que de presser plus de disques et faire une grosse campagne promotionnelle qui prend du temps et n’est pas rentable. Notre but est de faire des concerts, pas de vendre des disques. Vous êtes sur le départ pour le Festival « Jazzmeile Thüringen » et une tournée de sept dates en Russie : qu’attendez-vous du public ? CB : On cherche à faire ressentir quelque chose, à provoquer des réactions. Cette tournée nous servira à tirer les morceaux le plus loin possible, leur donner des coups, avant de rentrer début décembre enregistrer à Paris et à Zurich le fruit de la résidence, qui doit sortir le 9 avril. RO : L’histoire du groupe est vraiment liée à ce qui se passe en live : dans un premier temps on propose, on dit quelque chose, puis on guette un retour, qui s’exprime souvent en terme de sensations, moins focalisé sur un morceau que sur le climat du concert. JB : Le fait d’être juste là avec cette instantanéité, au-delà du blabla d’un message, ne se ressentira pas avec des mots, mais par l’impression d’être sur la même longueur d’onde, de vivre une communion, de sentir que la musique se passe ensemble ; la frontière entre celui qui la fait et celui qui l’écoute n’est pas forcément là où on veut toujours la mettre. *** Plaistow Tribune De Genève - 19 dec 2009 ![]() *** 12rec blog, 22 june 2009: Wowser! 12rec. recording artists Plaistow won the annual ZKB Jazzpreis for young Swiss Jazz musicians. The band was praised for their precision, dynamics and will to offend common listening habits in Jazz. According to Johann Bourquenez, Plaistow will invest the cash price (about 6.500€) in the production of a DVD and a new album, due some later in Fall 2009. 12rec. is impressed and reminds you to check the latest Plaistow EP Do You Feel Lucky? right away. *** Medienmitteilung ZKB Jazzpreis 2009 im Moods (version française ici) Plaistow wagt und gewinnt (Zürich, 6. Juni 2009) Im Jazzclub Moods boten gestern drei junge Schweizer Bands einen begeisternden Auftritt auf sehr hohem Niveau. Den siebten ZKB-Jazzpreis verlieh die Jury schliesslich dem Genfer Trio Plaistow, das durch seinen Mut zur Sperrigkeit, seine Dynamik und absolute Präzision überzeugte. Zum siebten Mal ging am 5. Juni 09 das Finale des ZKB Jazzpreises über die Bühne des Moods. Die Finalisten Plaistow, Sha's Banryu und flyOut sind drei ganz unterschiedliche Bands, von denen jede durch ihr Konzept und ihren Auftritt das Publikum in ihren Bann zog. Nach den drei Final-Beiträgen zog sich die Jury - Bobby Keller, Annelise Wetter, Hans-Peter Künzle, Co Streiff, Michael Zollinger - zurück, um ihren Entscheid zu fällen. Anschliessend trat Jurymitglied Bobby Keller auf die Bühne und teilte den Entscheid mit: Sieger des ZKB Jazzpreises 09 ist die Genfer Band Plaistow. Mit ihrem Mut zum eigenständigen Sound, ihrer Präzision und ihrer Dynamik hat sie die Jury am stärksten überzeugt. Der zweite Rang ging an Sha's Banryu und der dritte Rang an Urs Vögelis flyOut, die beide ebenfalls eine herausragende Leistung geboten hatten. Jurymitglied Bobby Keller sagte über die Siegerband Plaistow: Das Trio besticht durch ein grosses Wagnis in der Improvisation, die Intensität und ein überzeugendes Band-Feeling vom ersten Takt an. Die Musiker von Plaistow haben den Mut, einen ganz eigenen Weg zu beschreiten und ihren ureigenen Bandsound zu entwickeln. Die Dynamik, der Spannungsbogen auf sehr hohen Niveau und darüber hinaus absolute Präzision. Toll, was diese Band sich erarbeitet hat. Peter Luginbühl, Vertreter der ZKB, überreichte den Musikern von Plaistow den mit 10'000 CHF dotierten Preis. Die Band wird zudem am diesjährigen jazznojazz-Festival (28.-31.10.09) auftreten. Die drei Finalisten-Bands: Plaistow: Johann Bourquenez, Piano; Raphaël Ortis, Bass; Cyril Bondi, Schlagzeug Sha's Banryu: Isa Wiss, Gesang; Sha, Klarinetten, Altosax, Kompositionen; Mik Keusen, Piano; Thomas Tavano, Bass; Julian Sartorius, Schlagzeug FlyOut: Urs Vögeli, elektrische Gitarre; Ran Wehrli, Alto- und Sopran- saxophon; Raffaele Bossard, Bass; Alex Huber, Schlagzeug Seit der Saison 02/03 führen die Partner ZKB und Moods jährlich den ZKB-Jazzpreis durch. Das Ziel, den Nachwuchs der Schweizer Jazzszene zu fördern, soll nicht nur durch die Preisvergabe erreicht werden, sondern auch durch die über die ganze Saison verteilten Konzerte. Die teil- nehmenden Formationen präsentieren eine breite Palette verschiedener Stilrichtungen des Jazz. *** Communiqué de presse - ZKB Jazzpreis 2009 au Moods (ZKB = Banque Cantonale Zurichoise) Plaistow ose et gagne (Zürich le 6 juin 2009) Trois jeunes groupes Suisses ont convaincu hier au Jazzclub Moods avec des performances enthousiasmantes et de très haut niveau. Le jury s'est finalement décidé à donner le septième ZKB-Jazzpreis au trio genevois Plaistow, qui a su convaincre grâce à son parti pris pour la non-conformité, sa dynamique et sa précision. Pour la septième fois, la Finale du ZKB Jazzpreis à eu lieu au Moods le 5 juin 2009. Les finalistes Plaistow, Sha's Banryu et flyOut, trois groupes très différents, ont su chacun captiver le public avec leur concept et leur performance. Après cette Finale en trois parties, le Jury - Bobby Keller, Annelise Wetter, Hans-Peter Künzle, Co Streiff, Michael Zollinger - a délibéré et pris sa décision. C'est le membre du Jury Bobby Keller qui a annoncé la décision: Le lauréat du ZKB Jazzpreis 09 est le groupe genevois Plaistow. Avec leur courage de défendre un son original, leur précision et leur dynamique ils ont réussi à convaincre le Jury. La deuxième place fut obtenue par Sha's Banryu et la troisième par Urs Vögelis flyOut. Les deux groupes ont également donné un concert exceptionnel. Boby Keller, membre du Jury, disait du vainqueur Plaistow: Le trio convainc par sa grande prise de risque dans l'improvisation, l'intensité et une émotion de groupe dès la première mesure. Les musiciens de Plaistow ont le courage de tracer leur propre chemin et de développer un son original qui leur est propre. La dynamique, la tension qui traverse le concert entier à très haut niveau, et de surcroît la précision absolue; fabuleux ce que ce groupe a réussi a créé. Peter Luginbühl de la Banque Cantonale Zurichoise transmettait aux musiciens de Plaistow le premier prix de 10'000 CHF. Le groupe jouera également au Festival jazznojazz (28.-31.10.09). Les finalistes: Plaistow: Johann Bourquenez, Piano; Raphaël Ortis, Basse; Cyril Bondi, Batterie Sha's Banryu: Isa Wiss, Voix; Sha, Clarinettes, Sax Alto, Compositions; Mik Keusen, Piano; Thomas Tavano, Basse; Julian Sartorius, Batterie FlyOut: Urs Vögeli, Guitares; Ran Wehrli, Saxo Alto & Sopran; Raffaele Bossard, Basse; Alex Huber, Batterie Depuis la saison 2002/03 les partenaires ZKB et Moods organisent annuellement le ZKB-Jazzpreis. L'objectif de soutenir la scène émergente du Jazz Suisse, est poursuivi non pas uniquement par le prix lui-même mais par une saison de concert au Moods. Les participants présentent un large panorama des différents style de Jazz. (traduction: J.Graf, vielen dank ;) ) *** on the 12rec blog, july 2d, 2009: Critically acclaimed Geneva Jazztrio Plaistow hooked up with Moroccan MC Mobydick to form a new band: Mobystow. Mobydick spits in French and Darija language (which is an Arabian idiom). That sounds fresh and interesting, and his associative, spoken word-style flow is unique. Plaistow add their visions of high energy Post-Bop to make this EP something new and outstanding. Chapeau! *** Do You Feel Lucky ? Viva La Musica (Genève - CH) n°300 - Nicloas Lambert - dec2008 Le braquage a mal tourné. Une voiture gît sur la tranche, radio ouverte, non loin du geyser urbain de la pompe à eau qu’elle a décapitée. À l’entrée de la banque, le gangster est allongé, grièvement blessé par le policier qui approche, la dégaine eastwoodienne. Il lorgne sur son arme, à quelques pas de lui, mais ne sait pas si l’impressionnant calibre de son agresseur, dans le feu de l’action, a craché toutes ses balles. L’inspecteur Harry connaît son rôle, et braquant le braqueur lui dit que la question à se poser serait plutôt : « do you feel lucky ? » Plaistow nous met un peu à la place du bandit terrassé, aux prises avec la résignation inhumaine de quelque chose qui avance lentement, la mâchoire serrée, et peut à tout moment nous achever, ou faire « clic » et partir en riant. Ainsi, les quatre titres de ce deuxième EP sont de ces compositions de groupe qui, nourries aux heures de jeu (dont une bonne part à l’actif de l’AMR), évoluent, enflent ou se rétractent, tentaculaires. À commencer par un hommage à Steve Reich d’une beauté venimeuse : un halo de notes dont les brillants se mêlent, accord écarquillé, martèlement infatigable et désespéré. Johann Bourquenez (piano) fait grandir sa créature. Cyril Bondi (battterie) laisse entendre son pouls, son souffle avant que Raphaël Ortis (basse) n’y greffe des membres. Le morceau repart soudainement du stade initial, comme une plante sous-marine cédant à la frayeur, pour donner lieu à une seconde métamorphose, un solo de basse aux sons de science-fiction, une ambiance de croiseur interstellaire. Crash a quant à lui le mérite d’allier des motifs aux intervalles plus dirty que Harry lui-même à un rythme digne de sa cruauté. Seul un esprit dérangé peut en effet imaginer le cycle de vingt-trois temps du début : 9+8+9+7, qui a pour effet de vous mettre à l’envers, de vous laisser un moment la tête en bas, de vous retourner alors que vous veniez de vous y faire, puis de vous couper les jambes plus tôt que prévu, le tout en un long et sournois accelerando, une parfaite doublure basse-piano. La perfidie touche à son comble lorsqu’il est transformé en 9+7+9+7 pour pouvoir être superposé aux 5+5+6 croches de la basse qui ne manqueront pas de vous faire monter le cœur à la bouche, écœurés de voir Bondi y nager comme le requin de la pochette, sous le piano au solennel digne des grandes orgues. Le solo de Bourquenez, Aki’s Apple, nous requinque de son pop zen avant de replonger dans l’effusion de Yap-yap, jazz psychédélique toujours aussi inexorablement tiré vers l’avant, comme attiré par une force sombre. Car Plaistow est finalement un trio, mation chère au jazz, duquel sa musique est issue, bien qu’elle parle volontiers rock, électro, noise, et se situe hors des styles; on voit parfois le fantôme d’une grille d’accords, mais c’est surtout l’énergie de l’improvisation et l’abandon des grands espaces qui hantent le groupe. *** Cyclic Defrost - october 15th, 2008 "Plaistow have the traditional jazz formation of piano-bass-drums and given their name is derived from a Squarepusher track, Plaistow Flex Out, due anticipation of avant gardist jazz is justified. The sound and language of Plaistow reflect developments in the free and improvised jazz vocabularies; the rigorous discipline shown in expression is not paradoxical to the idea freedom but indeed reinforces their dynamic approach. Do You Feel Lucky? , released on German netlabel 12rec, starts with a track entitled Steve Reich, could be seen as a homage, in a sense Plaistow adopt minimalist approaches to the jazz tradition. There are cycles of movements, reinforced motifs, built and repeated melody and rhythm, sometimes quite at others a deluage of noise and intensity. Aki’s Apple is while not the most dynamic track, if that is to mean energy and intensity shown, it has phrasing and a quiet simplicity that has a simpatico with this reviewers ears. Yap Yap ends the album most evidently in it’s genre overlapping of rock and jazz styles engaging in vibrant and convulsive interwoven structure." Blog: Sonora Aurora - 2 oct 2008 "Já postei, há algum tempo, um álbum deste trio de Genebra. Ninguém manifestou-se, mas me arrisco a postar sua obra mais recente. Mesmo porque o próprio grupo diponibilizou-o para download e, sobretudo, porque se trata de algo mais interessante. Talvez um rumo mais original tomado pelos integrantes. (...)" Radio: La Planète Bleue (Couleur3) - playlist #588 Blog: Free Album Galore - 26 sept 2008 "(...) Starting with a salute to minimalist Steve Reich, the composition starts as a Reich-influenced piece then uses the keyboard as the pace setter while the drummer and bassist erupts with sounds that I’m not even sure how they managed to create. “Crash” is a theme played repeatedly and just when you are started to get irritated with it goes off into a improvisatory pyrotechnics display. “Aki’s Apple” is a delightful solo piano vehicle while the last track “Yap-Yap” brings the trio back for what may be the best effort on the album. All the tunes are originals which only strengthen the fact that this is a first rate jazz ensemble and a first rate album." Blog: Sesión Futura - 23 sept 2008 Press: Le Courrier (CH) - 19 sept 2008 ![]() --- about "So Much Achieved..." (12rec compilation) --- Blog: Black Sweater, White Cat - july 21th, 2008 "Some bass, some drums, some jazz and some just so. This is a fantastic track from a recent anniversary compilation released by the netlabel, 12rec. (...) This track is has a nice, building jazz push that is heavy on the piano, bass and drums. Really excellent." --- about "Los Criminales..." --- RUBored (Sven Swift) (...) “Los Criminales Reciclados en Conductores de Autobuses” (something like “Recycled Criminals as Busdrivers”) is the first official Plaistow release, and it made a sudden impact on me once I downloaded the files. I knew about Bourquenez’s lyrical talent and Bondi’s subtle grooves, still didn’t except that much beauty, power and briskness. Four elongated Post Jazz tunes you should listen to at high volume and repeat. (...) Press: Murmures Magazine (CH) - avril 2008 "(...) ils proposent avec cet album un post-jazz de très bonne facture, plutôt accessible aux oreilles non initiées, ce qui est un bon argument. Le morceau ‘Mairie des Lilas’ est un superbe bijou ciselé avec délicatesse par le trio durant six splendides minutes. Cet album est téléchargeable gratuitement sur leur site. Voilà qui devrait vous inciter à vous montrer curieux, avant de devenir accros." SF Free Album Galore - 24 jan 2008 (...) Plastow’s online album Los Criminales Reciclados En Conductores De Autobuses keeps at least one foot in modern jazz. The trio, led by pianist Johann Boruquenez, reminds me a bit of McCoy Tyner’s more exploratory works especially in the fast and exciting opening track, “Yap-Yap”. The title track is also quite complex and a little more “out” there. Drummer Cyril Bondi lays a good strong beat but is also capable of providing color when necessary. Bassist Raphaël Ortis has a sensitive touch that is best on the quieter numbers like “Stase Psychique” and the hypnotic “Mairie Des Lilas”. Those who like good jazz and improvisatory music should consider this a must-have. Tribune de Geneve - 24 jan 2008 ![]() The Crime In Your Coffee (Soilworker) Das Netlabel Insubordinations hat mit Los Criminales Reciclados En Conductores De Autobuses ein wirklich brillantes Post-Jazz-Release veröffentlicht. Besonders gefangen genommen hat mich die subtil elektrisierende Nummer Mairie Des Lilas. Einfach gigantisch gut. Eine musikalisch präzisere Beschreibung der einzelnen Tracks kann man dem Review auf What’s hot today (RUBored) entnehmen. Dort wird Mairie Des Lilas gar als Offenbarung gefeiert. (...) Not So Relevant (Carsten Pötter) In the untiring quest for quality netaudio releases here at NSR I have come across this nice little gem of quality jazz. (...) The release consists of four tracks. While the first track is pretty fast and straight forward, the second one -Mairie Des Lilas - is a smooth, sometimes almost silent piano driven track. On the third track we see this trio’s musical quality, covering a wider spectrum than jazz, being more folky and including a drum solo near the end which is more reminiscent of rock drummers. The last track is very smooth once again and finishes a highly recommended release. (...) Oirparacreer (Choplin) Segunda referencia en cdr y libre descarga del sello de “d’incise” dedicado a las improvisaciones de todo tipo, insubordinations. Me lo he bajado sin saber que era, solo porque el titulo me ha hecho gracia y me he llevado una buenísima sorpresa al escucharlo. Un trabajo de un trio de jazz con muy buen gusto y enfoque para su música. Como ya os comento, a parte de la descarga se puede adquirir una de las cincuenta copias exclusivas de este trabajo a través de la web. Muy recomendado! Netlabels & News (In Vitro) nov 2007 Johann Bourquenez en el piano, Raphaël Ortis al bajo y Cyril Bondi en la batería nos presentan un trabajo re editado bajo el nombre de Plaistow. Logrando una voz propia que nos lleva desde la introspección hasta la explosión sonora. Estos músicos tienen una distinguida formación y experiencia que los respalda. Sus obras no le piden nada a las publicaciones comerciales de jazz. webzine.musique dec 2007 Plaistow est un groupe de jazz libre. Cette liberté permet ici d'intégrer tout autant les influences du post-rock que du jazz plus classique. Cette double identité est présente dans les morceaux Mairie des Lilas et Los Criminales.... C'est dans ce style que le groupe excelle : sur une rythmique impeccable, le piano déroule progressivement son thème comme une texture, basée sur la répétition et les salves atonales. (...) discography . bios . photos . medias . press . agenda . downloads . contacts PLAISTOW |